|
Dégustateurs
: M.T. Grappe, J.C. Grappe, M. Jaillet,
D. Galland, M.T. Galland, C. Guillet, M.
Delavenne, J.C. Morel, M. Morel, G. Trimaille,
M. Favier, M. Pelaudeix
Verticale
Saint-Emilion
1994 Château-Bellevue
Grand Cru classé (situé
sur la côte) Belle robe rouge grenat
avec des reflets tuilés, limpide
et nette. Au nez des odeurs de fruits noirs,
épices, viande, boisé. L'attaque
est souple, l'ampleur est modérée,
l'acidité domine, les tanins serrés
et présents rendent la fin de bouche
asséchante. Arômes confirmés
par rétro-olfaction, persistance
moyenne, vin en phase descendante.
1992
Château Troplong Mondot Grand Cru
classé (situé sur le
plateau calcaire à astéries) Robe
rouge grenat profond, manque de limpidité,
présence de bulles de gaz et voltigeurs.
Le nez est flatteur aux odeurs de fruits
noirs, d'épices, cuir, sous-bois.
L'attaque en bouche souple évolue
vers l'acidité et les tanins. Rétro
de fruits noirs, un vin fini surprenant
pour un vin de plateau.
1988 Château
Rasdet-Joly (St Emilion générique) Robe
rouge brique, reflets orangés. Nez
peu expressif. Attaque souple, développement
rapide, manque de volume et de matière,
les tanins sont fins et arrondis. Vin déjà
sur le déclin.
1979 Cuvée
Rocaille Robe grenat tuilé
trouble avec des particules en suspension.
Nez oxydé, animal (crottin de cheval).
La bouche est souple, maigre, décharnée,
une pointe métallique. Vin sur le
déclin.
1976 Château
Bel Air Robe brique, reflets tuilés,
manque de limpidité. Nez discret,
cerises à l'eau de vie, fourrure.
L'attaque est souple, développement
très acide qui perturbe la bouche,
tanins serrés et acerbes. Reste en
finale l'acidité (acide acétique)
et l'alcool. Vin dépassé.
1973
Château Corbin Michotte Grand Cru
classé (situé sur les
Graves près de Pomerol) Robe grenat
aux reflets cuivrés de bonne intensité.
Le nez peu expressif puis libère
des odeurs de pruneaux à l'eau de
vie. L'attaque est souple, une bouche très
ronde, d'une ampleur maîtrisée,
équilibrée, capiteuse, des
tanins arrondis. Une rétro de fruits
noirs, d'épices et de boisé
bien fondus. Malgré le millésime
difficile et son âge : un vin encore
agréable mais à déguster
rapidement.
1967 Auteuil marque
déposée de chez Cordier Robe
brique, trouble avec dépôt.
Nez de vieux vin de noix oxydé. La
bouche est souple, décharnée
avec des arômes de rancio.
Autres
A.O.C.
Saint Estèphe 1989
Château Cos Labory 5ème Grand
Cru classé de 1855, une superficie
de 18 ha produit 100.000 bouteilles par
an. L'encépagement comprend 55 %
de Cabernet Sauvignon, 35 % de Merlot et
10 % de Cabernet Franc, les vignes sont
âgées de plus de 30 ans. Robe
rouge grenat, profonde, limpide et brillante.
Nez puissant, riche, aux odeurs de fruits
noirs, cassis, épices, boisé,
viande. Attaque franche, bouche ample, équilibrée,
avec beaucoup de matière, des tanins
denses, fins et arrondis. Une pointe d'amertume
en finale et une bonne persistance. Très
beau vin d'un millésime exceptionnel.
Moulis
Médoc 1983 Château Dutruch
Grand Poujeaux Robe profonde grenat
foncé, limpide et brillante. Nez
aux odeurs de fruits noirs surmûris,
griottes, pruneaux. Attaque franche, bouche
ample bien structurée, des tanins
fins et arrondis, en rétro toujours
les arômes de griottes, fine amertume
en fin de bouche. Grand millésime.
Conclusion
La plupart des Saint-Emilion,
même les grands crus classés,
sont "en phase descendante". A
part quelques exceptions (millésime
exceptionnel, cave adaptée), il est
préférable de ne pas attendre
10 ans, commencer à les consommer
dès 4 à 5 ans si on veut vraiment
se faire plaisir en dégustant.
Marie-Thérèse
Grappe
|